Mutisme
Il na donc pas parlé ?
Mais foutre chiure et vomissure
Quaurait-il bien pu dire à cette compagnie de bavards.
Inintéressante.
Et bla bla bla et piou piou piou et hi hi hi.
Lui qui était si loin, tout là-bas, au dela des brumes légères et denses de lincompréhensible.
Pensant à cette horrible blessure qui avait eu lieu quelques années plus tôt.
Inexpliquée, inexplicable. La haut parmi les ruines.
Qui étais-tu?
Toi qui en un instant
pris son jugement et son paraître,
sa jeunesse aussi?
Et les répandis en jouissant sur les premiers venus.
Comme ces grains de riz jetés à la sortie des noces.
Faisais-tu oeuvre de destruction sauvage ?
Ou de justice ?
Depuis la mort est sa compagne.
Elle est là. A chaque instant du jour.
Et elle le regarde.
Lui, comme tous ces gens qui parlent de tout; et sur tout.
Et dencore autre chose.
Et piou piou piou et hi hi hi et bla bla bla.
Mais taisez-vous donc. Êtes-vous fous ? Ou grossiers ?
On ne parle pas quand la mort est annoncée.
Inévitable.
Peut-être à la sortie de cette table.
Seuls les enfants peuvent rire ou parler. Crier, sétourdir.
Ils ne savent pas.
Mais vous adultes. Navez-vous pas honte ?
Vous faîtes la fête ? Soyez maudits.
Lécoeurement le gagne. Il faut quil se lève et quil sorte.
Il ne supporte plus la cohorte des heureux.
ubah naxomob
21 4 2003
